18 Notes

La roue tourne

N’étant ni physicien, ni un grand théoricien, je me permets de vous livrer ici une réflexion basée sur ma simple expérience.

J’ai attrapé le monde en cours de route, un peu comme vous tous, je suis né un jour de décembre et je sais qu’un autre je mourrai. Je le sais parce que dans ce monde tout est question de cycles. La vie humaine est un cycle, elle est elle-même faite de cycles, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte. Notre corps a ses cycles, respiratoires, menstruels pendant que chaque soir notre cerveau réveille cycliquement notre subconscient. Notre humeur connaît ses périodes, un temps on est heureux et longtemps on regrette le bonheur perdu.

Notre planète est un manège qui tourne sans fin. Dans ce manège, l’homme a inventé d’autres cycles, sa grande invention fut la roue, puis il y eut le bicycle et l’automobile. Le cycle économique en est un autre. Mais que représente l’économie face au cycle de la vie ou de l’eau? L’homme s’est fait esclave d’un système de crises et d’endettement qu’il ne comprend plus en attendant des jours meilleurs.

Le manège, lui, continue de tourner et les enfants un temps amusés sont maintenant devenus grands. Il se demandent pourquoi ils vont devoir jouer aux esclaves comme leurs parents. Si le système est pourri, pourquoi ne le jette-t-on pas aux ordures? Bien sûr, de ce côté du monde ils n’ont pas à se plaindre au risque de se faire traiter d’enfants gâtés. 

Oui mais voilà, pendant qu’il tournait dans son manège, l’enfant voyait fleurir les bourgeons, il entrevoyait les rayons du soleil au travers des feuillages avant que ceux-ci ne cèdent à leur propre poids un jour d’automne. L’enfant était maintenant grand mais il avait en lui cette mémoire des choses et cet amour des belles plantes. Il comprit que son devoir était de changer ce monde pour le rendre si non plus beau au moins plus juste et que son esprit rebelle ferait des ravages notamment auprès des belles fleurs.

C’est ainsi qu’un jour, il commença à prendre les places, les rues et les cœurs d’artichauts. Son nom n’était ni Guevara, ni Sankara, ni Allende, ni Gandhi, ni Luther King, mais il rayonnait lui aussi de foi, de paix et de confiance en soi parce qu’il avait compris que l’Histoire n’était pas finie, et qu’à chaque révolution de la planète de nouveaux enfants naîtraient prêts à reprendre son combat en main.

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  1. indigne a publié ce billet

 

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